Description du 1er étage


Le premier étage est le plus moderne des 3. Refait en 2011, il bénéficie de nouveaux aménagements et d'une mise en scène du monument tour à fait conforme à ce qui se fait de nos jours. Tout est épuré, mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y a rien à voir, bien au contraire. Cet étage est très intéressant.


Comment monter au 1er étage ?

Le 1er étage et le deuxième ont ceci de commun qu'ils sont accessibles au même tarif, dans les mêmes conditions. Qui peut aller au premier peut aller au deuxième. Les tarifs sont donc identiques, et les moyens d'accès aussi.

A pieds :

     . Adulte : 7,00 €

     . Jeune : 5,00 €

     . Tarif spécial : 3,00 €

Par l'ascenseur :

     . Adulte : 11,00 €

     . Jeune : 8,50 €

     . Tarif spécial : 4,00 €

On monte donc à cet étage soit par l'escalier, soit par l'un des deux ascenseurs (Pilier Est ou Ouest, au choix). Si c'est par escalier, sachez que la montée est longue mais pas si pénible que ça.

Premier étage

Premier étage

Il y a 56m à gravir, l'escalier fait de nombreux palliers. Monter ainsi vous fera découvrir la structure de la tour, ces poutres, ses entretoises, et vous verrez passer les cabines d'ascenseurs, avec les mannequins extérieurs rappellant le métier de liftier jusque dans les années 80. Vous appréhenderez aussi mieux la hauteur, qui peut être plus impressionnante vu que vous êtes à l'air libre. Un des inconvénients, c'est que pour accéder au 2e étage il vous faudra continuer à monter à pieds, et là c'est un peu plus long, surtout que vous commencerez à être fatigué. La bonne nouvelle c'est qu'on ne vous demandera rien pour descendre par l'ascenseur...

Sinon la montée par l'ascenseur est idéale pour ceux qui ont peur de ne pas tenir le rythme de la montée. Et puis c'est le seul moyen pour accéder au 3e étage, si vous voulez y monter.


Le niveau principal

A chaque angle il y a le passage d'un pilier, c'est donc une zone carrée assez grande occupée par les poutrelles et autres entretoises. Ils contiennent les gares d'ascenseur desquels on monte ou descend d'un étage. Les quatre côtés forment une sorte d'esplanade large surélevée par rapport aux galeries. Trois de ces esplanades sont occupées par des pavillons modernes, d'un joli rouge-foncé, pavillon dans lesquels se trouvent des installations diverses expliquées ci-dessous. Ces pavillons ont les deux façades (côté intérieur et côté galerie) entièrement vitrées, ce qui permet de voir ce qu'elles contiennent et accroit l'impression d'épuration de tout l'étage.

Bien sûr, le trou central de l'étage est protégé. Depuis 2011 le garde-corps est fait de plaques de verre inclinés vers l'extérieur, d'une taille approximative de 2m50. Comme les plaques centrales sont à la pointe des planchers de verre, il est intéressant, pour les plus courageux, de s'appuyer face contre la vitre, les bras écartés : Ca donne une impression de voler, quelque chose de terrible ! Sinon il y a 4 planchers de verre à cet étage, le seul qui en soit pourvu. 4 sont dans les angles du trou, 4 au milieu des côtés, là où le sol avance dans le vide. Comme il y a beaucoup de poutres de soutien l'impression de vide n'est pas aussi flagrante que sur d'autres monuments. Par exemple, la CN Tower de Toronto, avec son plancher de verre à 200m d'altitude, est vraiment exceptionnel. Celui du London Bridge, à Londres, est un peu plus bas, une quarantaine de mètre. Ici, on est à 57m de haut.

Cet étage contient aussi quelques intéressants éléments historiques ou muséographiques. Il y a, en vrac, une portion de l'escalier montant au 3e étage et qui a été démonté ultérieurement, un kiosque montrant l'exposition universelle de 1889, un autre montrant l'histoire de la construction, la pompe de l'ascenseur Edoux, celui qui menait au 3e étage avant 1983, etc. Tout ça est expliqué en détail ci-dessous, mais avant tout, voici une description de cet étage en 1900 rédigée par Gustave Eiffel, pour ceux que ça intéresse.



Cette plate-forme est représentée en plan dans la planche XVIII, fig. 3, et en élévation dans la planche XIX, fig. 1. Elle est située à la cote de 91,11 m. Elle occupe une vaste surface carrée de 70,69 m de côté, mesuré dans l'axe des colonnes extérieures, et de 71,69 m, mesuré à l'extérieur du chéneau. Dans le centre de la Tour, existe une partie vide formée par un carré de 29,00 m de côté à angles abattus, et présentant dans le milieu des côtés des renflements portant des balcons en porte-à-faux :

  • La surface totale mesurée extérieurement au chéneau est de 5 140 m2, celle du vide intérieur de 724 m2.
  • La surface nette est donc de 4 416 m2
  • La plate-forme est limitée à l'extérieur par une galerie de 2,60 m de largeur, régnant sur tout le pourtour, et à l'intérieur par quatre balcons, un sur chaque face, présentant une saillie arrondie.
  • La partie de la plate-forme occupée par les emplacements des quatre piliers est affectée aux ascenseurs et aux escaliers, et contient en outre quelques petits pavillons et boutiques servant à la vente des tickets et de menus objets.

Entre les piliers sont construits quatre bâtiments principaux, qui sont : Le restaurant Flamand, transformé, depuis l'Exposition de 1889, en théâtre, et situé sur la face Nord-Ouest ; le restaurant Russe situé sur la face Nord-Est ; le restaurant Français sur la face Est-Sud, et enfin le bar Anglo-Américain transformé en brasserie, et situé sur la face Sud-Ouest. Nous donnerons une description détaillée de chacune des parties de la plate-forme et les diverses transformations qui y ont été apportées depuis 1889.

Plancher. Le plancher de la plate-forme, non compris celui de la galerie et des balcons, était à l'origine formé par un hourdis en terre cuite creuse (système Perrière) s'appuyant sur des solives en fer de 0,160 m de hauteur et espacées de 0,65 m. Ce hourdis était recouvert d'une chape en ciment recevant les lambourdes en bois de 11 x 8 (madrier scié en deux) scellées au plâtre, sur lesquelles reposait un platelage en planches jointives de 22 x 3,8 (madrier refendu en deux) recouvert d'une couche d'asphalte. Ce plancher pesait 145 kg par m2 décomposés comme suit: Hourdis Perrière 70 kg; Bois 27 kg; Asphalte 48 kg.

Depuis 1889, la structure du plancher a été modifiée. Les lambourdes, les madriers et l'asphalte ont été supprimés. Sur chaque solive, on a élevé une petite murette en ciment, ayant la largeur de l'aile de la solive et une hauteur variant de 0,05 m à 0,10 m, afin de donner la pente nécessaire pour l'écoulement des eaux pluviales. Sur ces murettes est disposé un dallage en ciment armé de 30 mm d'épaisseur. Ce dallage, exécuté par M. Coignet, est d'un bon service et le poids au mètre superficiel, y compris murette, n'est plus que de 110 kg au lieu de 145 kg.

Galerie. La galerie de pourtour a son sol situé à la cote 89,93 m, soit à 1,20 m au-dessous de celui de la plate-forme proprement dite. Cette disposition a été adoptée pour que les promeneurs de la galerie ne gênent pas la vue des consommateurs des restaurants. Du reste, de nombreux escaliers facilitent le passage d'un niveau à l'autre. Le sol des galeries n'est pas hourdé. Il est simplement constitué par un plancher bitumé. Le poids par mètre superficiel est de 75 kg comprenant 27 kg de bois et 48 kg d'asphalte.

Chaque galerie est formée d'une série de 9 arcades (planche XIX, fig. 1) ayant 7,76 m d'ouverture pour les arcades courantes, 7,96 pour les arcades d'angle, et une hauteur de 6,95 m à la clef. Ces arcades en fer et bois, dont les armatures en fer sont représentées dans la planche XXIII, fig. 11, ont la forme d'un croissant, dont la hauteur, au sommet est de 2,00 m. Dans les parties comprises entre les rayons de ces croissants existent des cabochons en verre jaune et, en dessus de ceux-ci, des verres coulés étamés et teintés donnant l'aspect de plaques dorées. Le tout est couronné par un grand motif en zinc estampé. Les arcades sont raccordées l'une à l'autre par des écussons décoratifs servant de base à des mâts de 8,00 m de hauteur portant des drapeaux.

Chacune d'elles est divisée en deux autres demi-circulaires, dont les arêtes réunies par un treillis de bois reposent sur des colonnes en fonte ; la colonne du milieu est unique ; les deux extrêmes comprennent entre elles un panneau plein formé par un remplissage en porcelaine décorative fourni par M. Parvillée. Enfin, les colonnes sont réunies par un garde-corps constitué par des balustres en grès verni maintenus par une lisse en fer et par une large main courante en bois. Ces balustres, au nombre de 560, ont été fournis par la maison Emile Muller. Tout cet ensemble est traité de la manière la plus décorative et a été généralement considéré comme d'un excellent aspect.

La couverture de la galerie est en zinc ondulé reposant sur un voligeage qui lui-même prend appui sur cinq petites fermes en 1er comprises dans la profondeur de l'arcade. Au droit des restaurants, la toiture de chaque arceau se prolonge sur toute la profondeur du bâtiment et fait corps avec lui. Au centre de chaque arcade est disposé un gros ballon en verre dépoli enveloppé d'un treillage métallique, dans lequel est un bec de gaz. Cette ligne de ballons lumineux éclaire la galerie et est d'un aspect très décoratif pendant la soirée et même dans le jour.

Tout l'éclairage extérieur des plates-formes était fait, pendant l'Exposition, au moyen du gaz, par des candélabres portant des pots à feu de 750 et 550 l. L'éclairage intérieur était électrique. Après l'Exposition, le gaz a été supprimé et remplacé partout par des lampes à incandescence : c'est pour ce motif que les appareils générateurs d'électricité ont été doublés, ainsi que nous l'avons vu à propos des organes mécaniques.

Évacuation des eaux pluviales. L'évacuation des eaux pluviales tombant sur les galeries, la plate-forme ou les balcons, a nécessité une canalisation assez compliquée, qui est représentée planche XVIII, fig. 3, à laquelle nous nous reporterons. Les eaux qui tombent sur la toiture des galeries se réunissent d'abord dans les chéneaux qui séparent chaque arcade de la suivante et qui sont en pente vers l'extérieur. De là, ces eaux arrivent par les tuyaux I (voir notamment la pile 4 de cette planche) dans le chéneau qui entoure toute la galerie, pour venir s'écouler dans les tuyaux G ou C. Ces derniers servent de collecteurs pour les tuyaux T, qui partent eux-mêmes des siphons S répartis en des points bas sur la surface de la plate-forme et des balcons. Les collecteurs C, au nombre de quatre, se réunissent deux par deux pour aboutir ainsi à deux conduites de descente x, fixées aux arbalétriers intérieurs a des piles 4 et 2. Ces conduites, qui servent aussi à l'évacuation des matières des water-closets, aboutissent à un égout souterrain passant auprès des pieds de la Tour.

Restaurants. Les locaux affectés aux restaurants comprennent quatre bâtiments ayant les mêmes dimensions en plan, mais présentant des élévations différentes suivant le style adopté : Flamand, Anglo-Américain, Russe et Français. La longueur est déterminée par celle des 3 arcades centrales dont l'extrados se prolonge pour former la couverture circulaire des trois travées du bâtiment. Cette longueur est donc de 3 x 7,765 = 23,295 m. Les ouvertures de 7,765 m sont divisées elles-mêmes en deux entraxes de 3,88 m donnant la largeur des baies vitrées ouvertes sur la galerie. La largeur comprend les trois mêmes entraxes donnant 11,65 m, plus une annexe de 3,35 m, soit ensemble 15,00 m.

Cette annexe ne monte à toute hauteur que dans la travée centrale. Sur les côtés, cette partie s'arrête à une hauteur de 2,95 m et forme deux terrasses garnies de plomb auxquelles on accède de l'intérieur par un escalier spécial. La construction est faite en bois apparent pour les restaurants Anglo-Américain, Flamand et Russe. Elle est en pans de bois garnis de staff pour le restaurant Français. Tous ces bois ont été passés, au moment de leur pose, à un enduit ignifuge dans la crainte d'un incendie dont les conséquences eussent pu être redoutables.

Nous donnons ci-dessous la description sommaire de ces restaurants, avec les modifications qui y ont été apportées ; nous y joignons celle des kiosques et water-closets y compris le service des eaux :


Description des restaurants en 1900

Bar Anglo-Américain. (planche XXX, fig. 1 à 10). Le nombre des rangées de fermes triples est de deux. Elles reposent, dans la partie intermédiaire, sur des poteaux doubles en bois; elles ont la forme et les dimensions indiquées à la figure 6. La façade antérieure donnant sur la galerie est située a 1683 m en arrière de l'extrémité de la plate-forme, de manière à ménager une terrasse placée à 1,20 m au-dessus du sol de la galerie. Cette terrasse est protégée par une balustrade (planche XXIX , fig. 13,10 et 17).

Les bois de la façade antérieure s'attachent aux fermettes en fer de la galerie par des caissons représentés dans les figures 1 et 10 de la planche XXX. Toute cette partie antérieure est occupée par des baies. Dans la partie postérieure, les parois sont ainsi constituées : les poteaux d'angle et principaux ont 16 x 16; ceux des panneaux intermédiaires ont 10 X10 et sont réunis par deux cloisons en frises de 0,11 m de largeur et de 23 mm d'épaisseur. Les pignons sont décorés par des vitraux colorés de la maison Champigneulle.

Sous les terrasses sont installés les services annexes des restaurants (offices, lingerie, W.-C, descentes aux caves et cuisines, etc.). La couverture de forme circulaire est en zinc ondulé ; les 3 travées sont séparées par un chéneau de 0,05 x 0,32. L'eau est dirigée, comme on l'a vu, dans le chéneau de la galerie du 1er étage. A la partie supérieure de la couverture est un lanterneau de 2,05 m de largeur. Pour ce restaurant, il est couvert en zinc et ne sert qu'à l'aération. Il en est de même pour les restaurants Flamand et Français. Pour le restaurant Russe, il comprend trois châssis vitrés.

Le plafond horizontal est divisé en caissons, ménageant quatre panneaux vitrés dans la travée centrale et trois panneaux dans les travées latérales. Le plancher posé sur le hourdis Perrière est constitué par des lambourdes en chêne scellées au plâtre et recouvertes par un parquet en chêne formé par des frises de 0,060 x 0,023. Chaque restaurant comprend deux sous-sols, dont l'un est destiné à la cuisine, l'autre à la cave. La largeur est de 3 80 m, la hauteur de 3,66 m et la longueur de 11,03 m (planche XVI, fig. 8 et 9). Le plancher de ces sous-sols est, comme celui du restaurant, constitué par un hourdis Perrière recouvert de bois et de bitume; les cloisons sont en carreaux de plâtre revêtus extérieurement de bois. Les sous-sols communiquent entre eux par des passerelles, placées aux piles 2 et 3. Les ordures des restaurants sont portées chaque matin a une trappe U située près du pilier Est (planche XVIII, fig. 3) et fermant un gros tuyau S de 0,50 m de diamètre qui longe l'arbalétrier intérieur de la pile Est. Ce tuyau aboutit vers le sol à un wagonnet u (fig. 1) qui est enlevé une fois plein et livré au service de la voirie.

Restaurant Russe. Il est semblable au précédent, saur la décoration. Les façades en sont représentées dans la planche XXIX, fig. 6, 11 et 12. Les fermes sont représentées dans les coupes N° 13 et 11, et le plan est indiqué figure 10. Le plafond plein des autres bâtiments est remplacé par des vélums.

Dans la façade donnant sur la galerie, la paroi antérieure vitrée a été remplacée depuis l'Exposition par un bow-window, occupant la largeur de la terrasse, et faisant saillie de 1,97 m sur la façade. La nouvelle paroi, très riche et très élégante, est formée par de grands chassis de glaces mobiles d'une dimension exceptionnelle, 3,53 x 1,90, Ces chassis mobiles sont très exactement équilibrés par des contrepoids en plomb et peuvent, presque sans effort, être élevés ou abaissés au gré des dîneurs, suivant que le temps fut beau ou mauvais.

Restaurant Français. Il est représenté comme façade dans la planche XXIX, fig. 1,2,3,6, comme coupes fig. 7 et 8, et comme plan sur couverture fig. 4 et 5. Il est construit en pans de bois formés par des poteaux de 18 x 18 et des écharpes de 8 x 8, réunis extérieurement par un voligeage brut sur lequel on a marouflé une toile enduite de peinture; l'aspect décoratif est obtenu par un treillage cloué sur cette toile. A l'intérieur sont disposés des panneaux de staff sculpté formant la décoration; le tout est recouvert par un enduit à la céruse et plusieurs couches de peinture blanche. Le plafond et les cloisons sont également en staff. Le plafond ne contient qu'un seul panneau vitré ovale par travée.

La disposition en plan comprend une grande salle occupant la travée centrale; d'un côté un grand salon de 11,55 m, de l'autre un vestibule d'accès à deux petits salons réservés. Du côté intérieur et sur les travées latérales se trouvent les services annexes. Cette partie a été recouverte, depuis l'Exposition, par des cabinets particuliers, occupant l'emplacement des terrasses des autres restaurants.

Restaurant Flamand. Ce restaurant était identique au bar Anglo-Américain, sauf la décoration. Depuis l'Exposition, il a été transformé en salle des fêtes et en théâtre. Il est représenté en façade planche XXX, fig. 11, 12 et 17, en coupe fig. 13, 14, 15, 18, 19 et 20, et en plan fig. 16 et 21.

En avant de l'orchestre, sont disposés 8 rangs de fauteuils et latéralement 7 rangs de chaises sur chaque côté. Le fond de la salle est occupé par 10 baignoires. Le nombre total des places est de 280. La scène est située du coté de l'intérieur. Elle a pour largeur celle de la travée centrale, soit 7,705 m, et pour profondeur 4,40 m jusqu'à la toile du fond. Afin de ménager un passage derrière celle-ci, on a arrondi la paroi extérieure parallèlement au balcon de la plate-forme. La scène est surélevée de 0,83 m au-dessus du plancher du théâtre. A droite et à gauche sont disposés le cabinet de la Direction, correspondant à un couloir qui aboutit au tambour de la porte d'entrée, et des loges d'artistes. Pendant les entractes, les spectateurs peuvent se rendre par de larges baies sur la terrasse donnant sur la face Nord-Ouest, et sur la partie de la galerie longeant le théâtre. L'entrée du public se fait par la façade Ouest, qui est munie d'un tambour. A gauche se trouve la caisse, à droite c'est un couloir qui mène au cabinet du directeur.

La couverture est identique à celle du bar Anglo-Américain, le sous-sol est réservé aux loges d'artistes. Le restaurant Flamand et le bar Anglo-Américain ont été construit par la maison Pombla, comme charpente et menuiserie. Les restaurants Russe et Français ont été construits, comme charpente, par MM. Pillet et Schmid, et, comme menuiserie, par M. Deleuze.

Kiosques, water-closets, eau d'alimentation, citernes d'incendie. Dix-huit kiosques ou boutiques répartis vers les piliers servent à la vente des tickets pour les ascensions aux 2e et 3e étages, ou à la vente des menus objets, tels que souvenirs, photographies, etc. Leur emplacement est indiqué sur la planche XVIII, fig. 3. Les water-closets et urinoirs publics, au nombre de deux, sont situés l'un sur la face Ouest de la Brasserie, et l'autre sur la face Est du restaurant Russe, ils comprennent chacun un urinoir et un water-closet à deux cabines.

En outre, pour chacun des restaurants il existe, soit pour les consommateurs, soit pour le personnel, des water-closets avec lavabos, et des urinoirs spéciaux, placés les uns au niveau de la plate-forme, les autres dans les sous-sols. Les eaux et les matières de ces water-closets sont toutes amenées, par des canalisations, dans les conduites x (planche XVIII, fig. 3) qui longent l'arbalétrier intérieur des piles Est et Ouest. Ces mêmes conduites reçoivent les eaux des offices et des cuisines, ainsi que, comme nous l'avons vu précédemment, les eaux pluviales. L'alimentation en eau ordinaire, pour les water-closets, les offices et les cuisines, est assurée par quatre réservoirs placés aux quatre piliers à 9m de hauteur au-dessus du plancher du 2e étage, et cubant 2m3 pour ceux des piliers Est et Ouest, et 1 m3 pour les deux autres. Ils reçoivent l'eau par un tuyau en plomb branché sur la conduite de l'ascenseur correspondant. Des robinets plongeurs automatiques ferment l'arrivée de l'eau, lorsque les réservoirs sont pleins.

L'alimentation en eau potable des restaurants est assurée par deux réservoirs communicants de 1 m3 environ, placés l'un dans le pilier Sud, l'autre dans le pilier Nord. L'un d'eux, celui du pilier Sud, est alimenté par une petite pompe Worthington placée dans le sous-sol de la pile 3, qui refoule l'eau dans un tuyau placé sous la conduite r' de retour d'eau de l'ascenseur Edoux. Le service d'incendie de la plate-forme est assuré par quatre prises d'eau aux quatre piliers, sur les conduites d'eau en pression des ascenseurs. Sur ces robinets on peut visser quatre manches à lance et produire un jet d'une très grande hauteur.


Les galeries

Les galeries sont les balcons qui font le tour de l'étage. Plus étroites que celles du 2e, elles permettent une belle ballade tranquille avec un point de vue magnifique. Si vous avez le choix préférez bien sûr un jour ensoleillé, la vue portera plus loin.

Pour accéder aux galeries il faut descendre quelques marches, elles sont en contrebas par rapport au niveau principal. La suite de cette page explique ce qu'il y a à voir tout autour, et mine de rien, il y a pas mal de choses intéressantes.


Les pavillons

Il y a 3 pavillons au premier étage de la tour Eiffel. Moderne, ils mesurent approximativement 20-25m de long sur 10 de large et autant de haut. Ils sont en métal, peint en rouge foncé, mais leurs principales caractéristiques est d'avoir les deux façades entièrement vitrées, avec des poutres recourbés décoratives. L'ensemble est très réussi, le vitrage améliore la visibilité générale de l'étage et permet surtout de voir à l'intérieur des pavillons. Chaque pavillon à sa fonction. Le plus intéressant pour les visiteurs est le pavillon Ferrié, ce celui qui contient la boutique, le point de restauration rapide, un intéressant mur d'information sur l'histoire et la construction de la tour Eiffel, une version électronique du livre "La tour de 300m", de Gustave Eiffel lui-même (C'est le livre qui donne toutes les informations précises sur ce monument, tirées de la meilleure source : le constructeur), une salle de cinéma, une salle de détente et les toilettes.

Les autres pavillons sont moins accessible : Le pavillon du 58, le restaurant. Son nom fait référence à son élévation par rapport au sol, il se trouve à 58m de haut. Mais ce n'est pas visitable. De même que le 3e pavillon, le pavillon "Gustave Eiffel" qui a été mis à la location. Régulièrement des entreprises publiques ou privées viennent ici pour des séminaires, des réunions d'entreprises, ou du loisir. Les photos qu'il y a sur le récit en images d'une visite montre ce pavillon éclairé en fond bleu, préparant un concert privé.

Les différents éléments à visiter ci-dessous sont parfois dans le pavillon Ferrié, parfois à l'air libre.


Qu'y a t-il à voir au 1er étage de la tour Eiffel ?

Le cinéma

Salle de cinéma

Salle de cinéma

La salle de cinéma est une grande pièce rectangulaire (grande au regard des autres, mais toute petite par rapport à une vrai salle de cinéma) aux murs blancs sur lesquels sont projetés, à l'aide de plusieurs projecteurs, des images rappelant tout d'abord le contexte dans lequel la tour a été construite, puis des images de la construction, puis il y a une partie importante sur les illuminations au fil du temps. Le film se termine par des images de plusieurs feux d'artifice qui y ont été tiré.

Ce film dure à peu près 10 à 12 minutes, et il est à projection continue, c'est à dire qu'à la fin du film, les murs restent vides 10 secondes, puis reçoivent une mire annonçant la prochaine scéance dans 1 minute. L'intérêt du film ne réside pas dans la qualité des images, belles mais sans fil conducteur, l'intérêt est plus dans l'impression de grandeur qu'il y a, les images étant projetées sur les 3 côtés de la salles en même temps. Le mur en face est l'écran principal, mais les deux murs latéraux reçoivent la suite de l'image, le regard peut donc se tourner à 180° à tout moment. Il est conseillé de se mettre au centre de la pièce, appuyé au mur du fond pour ne pas géner les autres spectateurs, car c'est aussi une des caractéristiques de cette salle : Il n'y a pas de fauteuils. Les spectateurs restent debout, ou s'assoient sur la moquette, contre le mur du fond. Les deux ouvertures pratiquées dans ce mur permettent aux visiteurs d'entrer et sortir à volonté, à tout moment.

Cette salle est donc une curiosité, elle permet de se reposer un peu tout en regardant de belles images. Mais la qualité du film aurait pu être meilleure, elle ne vaut pas, par exemple, celle du film projeté en haut du Tower Brigde de Londres, film qui raconte sa construction, de l'expression du besoin à nos jours, et ça à l'aide d'une grande quantité d'images de synthèse qui se mèlent aux images réelles.


Le mur d'informations

Ce mur est à l'intérieur du pavillon Ferrié, il est donc accessible par tout le monde. Il se trouve à droite quand on entre dans le pavillon, impossible de le rater. Les informations recouvrent tout le mur séparant le couloir principal de la boutique. C'est un mur que l'on voit de loin puisque la façade du pavillon est vitrée : Du coup, on le voit de l'extérieur, même de l'autre côté du 1er étage !

Il se reconnait car il est noir, et rempli de photos, images, dessins, et textes divers. Au centre, à portée d'homme, il y a un écran de télévision grand format, tactile. Cet écran affiche le livre "La tour de 300m", de Gustave Eiffel. C'est le livre qu'il a écrit 11 ans après la construction de la tour, après l'exposition universelle de 1900, et dans lequel il relate absolument tout sur son monument : Les raisons de sa construction, les obstacles rencontrés durant le projet, le coût de chaque partie, le choix des matériaux, l'organisation du chantier, les moyens humains, les salaires, les expériences scientifiques qui y ont été faites, les modifications apportées pour l'exposition de 1900, la description des ascenseurs, des escaliers, de la moindre pièce, et surtout les plans techniques précis, en une cinquantaire de double planches.

Le mur décoré

Le mur décoré

C'est ce livre qui a servi de point de départ pour la création de ce site Internet, d'où les nombreux liens ci-dessus.

Ce livre tactile pourra en intéresser plus d'un, on pourra par exemple s'amuser à chercher une information particulière, comme par exemple le nom du président de la commission en charge du choix du fournisseur de la future tour de l'exposition, ou celui de la personne ayant installé un manomètre à air libre sur la tour, quand elle a été construite.

Les autres informations sont plus variées. On y trouve par exemple un petit texte de Roland Barthès, dans "La tour Eiffel" (Edition Delpire, 1964, et du Seuil, 2011)

Regard, objet, symbole, la Tour est tout ce que l'homme met en elle, et ce tout est infini. Spectacle regardé et regardant, édifice inutile et irremplaçable, monde familier et symbole héroïque, témoin d'un siècle et monument toujours neuf, objet inimitable et sans cesse reproduit, elle est le signe pur, ouvert à tous les temps, à toutes les images et à tous les sens, la métaphore sans frein; à travers la Tour, les hommes exercent cette grande fonction de l'imaginaire, qui est leur liberté, puisque aucune histoire, si sombre soit-elle, n'a jamais pu la leur enlever.

Ce texte est écrit sur fond d'assiettes de l'ancien temps décorées d'une tour Eiffel. Le mur montre aussi des timbale en argent (ou qui semble l'être), une affiche du festival du jazz de Paris, une curieuse Lune pleine sur un fond de tour Eiffel, et tout un tas d'autres objets en rapport avec la tour : Des ciseaux, des pelles, des éventails, etc.


Le pavillon du restaurant 58

Le restaurant le 58

Le restaurant le 58

Second pavillon de l'étage, ce bâtiment est en tout point identique aux autres pavillons, si ce n'est qu'il a un aménagement intérieur différent. Il a trois niveaux (le Ferrié en a 2, le Eiffel n'en n'a qu'un), et surtout s'est un restaurant. Il n'est donc pas vraiment accessible au grand public. L'intérêt de manger ici est essentiellement la vue qui donne sur Paris d'un côté, le 1er étage de la tour Eiffel de l'autre, vue qui n'est pas arrêtée par les murs puisqu'ils sont transparents sur les façades. Le style du restaurant est classe mais sans excès, ce n'est pas l'équivalent du restaurant gastronomique du 2e étage, quand même. Reste qu'y eller est le gage d'un bon moment de repos, allié à un repas dont la vue est splendide.

Le nom du "58" vient de la distance qu'il y a jusqu'au sol, on est à 58m de hauteur par rapport au parvis de la tour. Pas très original, mais amusant...


Le pavillon Eiffel

Le pavillon Eiffel

Le pavillon Eiffel

Le pavillon Eiffel est identique aux autres, mais il ne s'agit que d'un grand espace vide, louable à volonté par des entreprises privées, des organismes publics, ou par qui que se soit qui a besoin d'une salle originale à Paris. De part ce statut il est difficile d'y pénétrer sans y avoir été invité. D'un autre côté il n'y a pas grand chose à voir puisque son aménagement dépend de l'activité qui s'y déroule, en général un séminaire, une conférence, une réunion publique, etc.


L'escalier originel

L'escalier d'origine

L'escalier d'origine

Cet escalier est une portion de l'escalier qui reliait le sommet de la tour au 2e étage. Démonté dans les années 80 suite à la rénovation du monument il a été découpé en plusieurs tronçons et vendu aux enchères dans une salle du 1er étage, qui n'existe plus de nos jours. Ces portions d'escalier sont donc partis un peu partout sur la planète, mais celui-ci est resté sur place pour montrer comment il était. C'est donc une pièce de musée, protégée par une main courante et surtout une vitre, certains visiteurs pourraient être tenté de monter dessus, et se blesser ou l'abîmer.

Ce qui est intéressant de voir c'est sa couleur : Cet escalier a été peint de la même couleur que la tour, à l'époque de sa construction. Il faut dire "a été peint" car ce n'est probablement pas la couleur d'origine, l'ensemble de la tour ayant été peint à plusieurs reprises durant le XXe siècle.

Cette pièce de musée se trouve à côté du kiosque de l'exposition universelle.


Le kiosque de l'exposition universelle

Le kiosque de l'exposition universelle est une sorte de mur de 3m de large, 3m de haut, et 1m de largeur sur lequel se trouve une double vitre, l'une au-dessus de l'autre.

Le kiosque de l'exposition universelle

Le kiosque de l'exposition universelle

Derrière il y a une dizaine de décors en carton représentant Paris et plus spécialement le Champs-de-Mars à divers moments de son histoire. Une machine déroule en continu ces décors, les montants et descendants, par demi-décor. Ainsi la scène présenté est totalement changée toutes les secondes, au grè des changements.

L'un des thèmes les plus montrés est l'exposition universelle de 1889, celle qui a servi de motif à la construction de la tour Eiffel. Voici ci-dessous le texte écrit sur le bord du kiosque, qui rappelle l'intérêt des 3 expositions universelles qui ont eu lieu à Paris.

L'exposition universelle

La Tour Eiffel reste le plus célèbre témoin des grands chantiers des Expositions Universelles. Ces Expositions universelles ont entrainé des remaniements architecturaux de grande ampleur dans Paris et modelé durablement le tissu urbain. Trois expositions majeures liées à la Tour plantent un décor changeant : 1889, 1900, 1937.

  • 1889 : Attraction majeure de l'exposition, la Tour s'affiche comme spectacle technique, une avant-garde d'inventions. Elle célèbre l'industrie, l'art et les sciences, mais surtout la Révolution de 1789, la démocratie.
  • 1900 : L'exposition universelle, c'est la fête, une ode au merveilleux, à la féérie ludique. Parcs d'attractions avant la lettre, elle bat des records de popularité et de fréquentation (51 millions de visiteurs)
  • 1937 : La Tour est toujours là, présente, elle veille sur l'exposition. Mais l'heure est à l'inquiétude. Les nations s'y lancent des défis belliqueux, l'agressivité annonce les futurs conflits.

Le kiosque de la construction

Le kiosque de présentation de la tour

Le kiosque de présentation de la tour

Ce kiosque ressemble beaucoup à celui présentant les expositions universelles de Paris. Celui-ci est estampillé "La tour de M. Eiffel", il présente 3 écrans verticaux passant des images de la construction, de l'histoire à travers le XXe siècle, des difficultés rencontrées par les constructeurs, etc. On y voit le chantier des fondations, l'élévation des piliers, les piles, les échafaudages, les jonctions des 4 piles, puis des photos de l'inauguration. Ensuite il y a d'autres images, des petis films des divers évènements qui ont eu la tour comme cadre.

C'est un kiosque qui présente des informations intéressantes, mais qui peut vite entrainer la lassitude pour ceux qui ne s'intéressent pas forcément à l'histoire de la tour, les images et les films ne sont pas des modèles didactiques.


La pompe Edoux

Quand on se promène sur le premier étage de la Tour Eiffel le regard est attiré par une étrange boule transparente contenant une machine. En fait, il s'agit de la présentation de la pompe Edoux.

La pompe Edoux

La pompe Edoux

Cette pompe est celle qui refoulait l'eau dans une tuyauterie permettant le fonctionnement de l'ascenseur de la marque Edoux, celui qui montait une cabine au sommet de la tour, à partir du 2e étage. Cet ascenseur a été mis en place peu de temps après l'inauguration du monument, et il y est resté jusqu'en 1983, lors des grands travaux de rénovation. Cette longévité exceptionnel montre l'efficacité de sa construction, mais il n'était pas exempt de défaut : L'hiver, l'eau pouvait facilement geler, ce qui rendait impossible son utilisation par grand froid. Le 3e étage était alors inaccessible. Qui plus est il n'y avait qu'une seule cabine, et elle devait s'arrêter à l'étage intermédiaire, un étage à mi-chemin entre le 2e et le 3e (que l'on voit toujours, mais qui est inutilisé depuis). Cet étage servait de transbordement pour les passagers.

La pompe qui est montrée ici est la pompe originelle, on voit les sorties de refoulement, ainsi que le moteur qui actionne les bielles. Elle est dans une bulle de plastique transparente assez originale, mais on y gagnerait à avoir un panneau explicatif, les informations données à son sujet restent très simples.


Les galeries

Les galeries du 1er étage sont très intéressantes. Moins larges que celles du 2e, mais plus que celles du 3e, elles ont la taille suffisante pour pouvoir se balader sans être gêné par les autres visiteurs. Elles sont en contrebas de la plate-forme, c'est à dire qu'il faut descendre quelques marches pour y accéder. Il y a des passages un peu partout, y compris un passage en pente douce pour les handicapés.

La galerie du 1er étage

La galerie du 1er étage

Il y a une rembarde qui empèche de descendre de la plate-forme sans passer par les escaliers, et bien sûr une autre au bord du vide pour empêcher les visiteurs de tomber. Pour plus de sûreté on a fixé un grillage, épais mais à grosse maille, sur toute la hauteur de la galerie, comme ça il est physiquement impossible de tomber du 1er.

Les 4 galeries ont un nom de rue, ce nom est gravé dans le sol de chacune d'elle. Il y a aussi une gravure de la direction de chacun des angles, les 4 points cardinaux. Et un peu partout, le long des balustrades, des longues-vues ont été disposées pour admirer Paris de plus près. Elles sont payantes, hélas. La balade le long des galeries est intéressante, elle permet de voir Paris de haut, mais aussi de relativement près car à cet étage, on voit mieux les bâtiments, les monuments. L'inconvénient et qu'on voit moins loin, la vue porte moins qu'au 2e, et encore moins qu'au 3e, bien sûr.

Le long des galeries 6 présentoirs ont été installé, ils sont assez intéressants. Ils décrivent un certain nombre d'éléments en relation avec la tour Eiffel.

  • Le premier montre les plus hautes tours du Monde à l'heure qui existent à l'heure actuelle, et les compare avec la tour Eiffel. Sur fond noir chaque tour est gravé dans le pupitre lui-même. Ces tours sont classées par ordre chronologique de construction, ce qui montre l'évolution de l'architecture des tours dans le Monde.
  • Le deuxième, beaucoup plus petit, est fait sous la forme d'un écran tactile. Il affiche les différentes répliques qui ont été faites dans le Monde.Il est plutôt amusant de voir toutes ces copies qui ne sont pas forcément des copies parfaites, loin de là.
  • Les pupitres du 1er étage

    Les pupitres du 1er étage

  • Le troisième liste les oeuvres de Gustave Eiffel, tout au long de sa vie. C'est un pupitre fait sous la forme d'un tableau d'images sur la partie haute, et d'une mappemonde gravée dans le pupitre lui-même, mappemonde augmenté des lieux où se trouvent ces oeuvres. Au milieu du Pacifique il y a un écran tactile permettant d'avoir plus d'informations sur la tour. A ce sujet il y a une citation d'Eiffel, inscrite sur ce pupitre :

    "Il me semble que, n'eut-elle pas d'autres raisons d'être que de démontrer que nous ne sommes pas simplement le pays des amuseurs, mais aussi celui des ingénieurs et constructeurs qu'on appelle de toutes les régions du Monde pour édifier les ponts, les viaducs, les gares et les grands monuments de l'industrie moderne, la Tour mériterait d'être traitée avec considération."

    Gustave Eiffel, 902

  • Un autre traite de la tour au cinéma. Il contient sur sa partie haute les affiches des films où elle apparait, et un bas des informations à leurs sujets. C'est un pupitre assez grand.

Tout les pupitres sont modernes, ils ont été mis en place lors de la refonte du 1er étage de la tour. D'ailleurs leurs couleurs extérieures, rouge-brun, est la même que celle des pavillons.


Les expositions temporaires

Le premier étage de la tour est carré, les 4 piliers délimitent 4 zones où autrefois il y avait des restaurants. De nos jours 3 de ces zones sont occupées par des pavillons modernes, mais la 4e est complètement vide, il ne s'agit que d'un grand espace où la vue porte d'un côté à l'autre de l'esplanade sans qu'elle soit bloquée.

Exposition temporaire

Exposition temporaire

Le fait que les pavillons aient des façades en verre accroit la visibilité, d'ailleurs. Mais alors, à quoi sert ce grand espace ?

Il sert tout simplement à des expositions temporaires. Il y a régulièrement un changement de ces expositions, qui se présentent parfois sous une forme, parfois sous une autre. Les photos du récit en image d'une visite montre cette exposition telle qu'elle était en octobre 2015, il s'agissait de pupitres légèrement penchés. Le thème de l'exposition n'a pas d'intérêt en soit, quel que puisse être l'intérêt de l'exposition de ce jour.

Pour résumer, cette exposition n'a pas de rapport avec la tour Eiffel, mais elle apporte un plus dans la visite du monument.


Le plancher de verre

Le plancher de verre est une curiosité de la tour Eiffel nouvelle génération, celle des travaux de 2011. En effet, auparavant elle n'en disposait pas. En fait le sol du 1er étage est troué d'un grand carré, permettant de voir le sol.

Plancher de verre

Plancher de verre

Lors des travaux de 2011 les concepteurs de l'étage l'on rendu plus arrondi. Les côtés de ce carré ont été "bosselés" pour l'esthétique, la ligne droite du bord est devenue une ligne courbe qui avance sur le vide. Cette avancée a été faite en verre, pour que les visiteurs, lorsqu'ils marchent dessus, voient le sol 56m plus bas.

Mais ce n'est pas tout : Comme il y a quatre côtés, il y a quatre planchers de verre. Et il y en a aussi dans les angles, qui sont un peu plus petit, un peu plus loin, on a donc 8 planchers de verre sur la tour Eiffel ! Alors en comparaison, l'avantage des planchers de verre de la tour Eiffel est qu'ils sont nombreux, on peut l'essayer à volonté sans être gêné par la foule. Par exemple à Londres, le Tower Bridge en dispose aussi d'un, plus grand, plus rectangulaire, mais il est unique. Ceux de la tour Eiffel sont beaucoup plus petit, il y a plus de poutres de soutien aussi, le regard est plus bloqué par ces poutres, ce n'est pas un grand plat de verre, comme ça peut l'être ailleurs.

Enfin, ces planchers sont complétés par une attraction peu rencontrée ailleurs : Les garde-corps de 2m65 de haut penchés dans le vide de 17°, transparent eux aussi. Il s'agit de grandes plaques de verre très solides qui empèchent les visiteurs de se pencher dans le vide, dans le trou du 1er étage. Comme elles sont penchés vers l'avant, rien ne nous empèche de nous plaquer face au vide contre l'une de ces vitres, et pour peu que l'on en choisisse une qui est au niveau d'un plancher de verre, l'impression de vide est encore plus forte. Les plus fous s'amuseront à faire ça la tête en bas, là, ils sont vraiment à 56m du sol, sans rien qui arrêtera leur regard...

Ces planchers de verre sont donc une bonne attraction de la tour Eiffel, un truc amusant qui ravira les enfants tout comme les adultes. Et pour ceux qui ont un doute sur la solidité du sol, lisez donc les contraintes techniques, dans la partie Rénovations faites en 2011 !


L'espace détente

L'espace détente

L'espace détente

L'espace détente se trouve dans le pavillon Ferrié, celui accessible au public. Il est à l'étage, un niveau ouvert menant à la salle de cinéma et aux toilettes. L'espace détente est fait d'un grand canapé blanc en forme de carré, placé sur le côté, dans cette salle. Ca permet de se détendre, car mis à part cette salle il n'y a que les bancs qu'on trouvent sur les galeries pour s'assoir, et la visite de la tour Eiffel peut prendre plusieurs heures, si on veut tout voir sans se presser.

A priori, lorsqu'il y a affluence, il ne doit pas être facile d'accéder à cet espace, vraiment décontractant. A noter que les toilettes toutes proches ont une curiosité : Les lavabos sont situés de telle façon que le regard, quand on les utilise, porte jusqu'au sol, 60m plus bas !


La boutique

La boutique se trouve dans le pavillon Ferrié, facilement accessible. Elle est au rez de chaussée. De style épuré, comme le reste de l'étage d'ailleurs, elle est tout à fait bien achalandé et le personnel y est courtois. C'est plus calme ici qu'au 2e étage, où les boutiques sont petites et les unes sur les autres.


La structure de la tour

Structure de la tour

Structure de la tour

La structure interne de la tour Eiffel est un spectacle en soit, c'est un peu pour elle que l'on monte dessus. Il y a différents endroits d'où on la voit bien, par exemple quand on monte par l'escalier. Quand on en descend, c'est pas mal aussi, mais on voit quand même un peu moins, on n'a pas le regard qui se porte sur le haut de la structure. Il y a un autre endroit où on la voit bien, c'est du 1er étage, quand on regarde vers le haut, justement. De là on a l'enchevêtrement des poutrelles qui forme des caissons, chaque caisson étant entretoisé par des poutrelles croisées. Si on ajoute les parcours des ascenseurs avec leurs installations techniques, les lampes à sodium qui assurent l'éclairage

de la tour la nuit, les ampoules du scintillement, qui ne sont que sur les 4 faces, le détail de la construction (plaques de contreventement, rivets, liaison des plates-formes, etc), ça fait un paquet de choses à observer pour se faire une idée des difficultés qu'on pu rencontrer les créateurs de la tour lors de sa construction.

Les gares d'ascenseur

La gare d'ascenseur

La gare d'ascenseur

Au 1er étage de la tour Eiffel il y a deux gares d'ascenseur. C'est un terme un peu fort pour désigner deux constructions pour mettre à l'abri le flot de touristes voulant monter ou descendre d'un étage, le temps que la double-cabine arrive. Il y a deux gares, une au pilier Est, l'autre à l'Ouest. Complètement refaites en 2011 lors de la refonte de l'étage, elles sont quasiment transparentes, tout en verre. La forme générale est arrondie, on dirait un peu qu'elles étaient gélatineuses et qu'elles se sont figées pendant un fort coup de vent, elles sont vaguement inclinées. Mais ce qui surprend le plus, c'est vraiment le fait qu'elles sont complètement vitrées, le regard n'est pas arrêté, on voit à travers jusqu'au bout de la plate-forme.

Elles ont deux niveaux, c'est à dire qu'elles possèdent un escalier (métallique et ajouré) montant à une plate-forme (également métallique et ajourée) pour que les visiteurs puissent se répartir sur les 2 niveaux, profitant de la double-cabine. A noter que ces gares permettent à la fois de monter et de descendre, alors que lorsque l'ascenseur arrive du bas, il ne s'ouvre pas, pour forcer les visiteurs à monter directement au 2e étage. Ceux qui tiennent à s'arrêter au 1er devront monter au 2e, et rester dans l'ascenseur pour redescendre au 1er. Ca parait bête, m'ais c'est probablement pour mieux réguler le flot de touristes.


Les rénovations ?

Le premier étage de la tour Eiffel a été rénové plusieurs fois dans son histoire. Rappelons que le monument a été construit de 1887 à 1889 pour servir de porte d'entrée à l'exposition universelle de 1889, et aussi (surtout !) de preuves du savoir faire français en matière d'ingénierie. Lorsque l'exposition ferma ses portes la tour servit à différentes expériences scientifiques, mais aussi de distraction, les parisiens pouvant y monter après avoir acquitté l'achat d'un billet.

Mais en 1900 eut lieu une autre exposition universelle, et pour celle-là Gustave Eiffel avait besoin de moderniser sa tour, ce qu'il fit en améliorant le système d'ascenseurs par exemple. Le premier étage subit à cette occasion quelques transformations : La galerie extérieure fut élargie, un restaurant fut transformé, la tour fut électrifiée, etc. Le détail de ces transformations, ainsi que celles qui ont suivies, sont lisibles sur la page spéciale racontant les rénovations de la tour Eiffel.

La deuxième grande rénovation date de 1937, elle aussi provoquée par une nouvelle exposition universelle. A cette époque, il s'agit exactement d'une "Exposition internationale des Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne". Les principales modifications portaient sur les décorations qui étaient restées telles quelles depuis sa construction. La mode était à des choses plus simples, moins chargées, et c'est ce qui fut fait. Il existe des photos du restaurant, très moderne pour l'époque, sur la page des rénovations.

La troisième rénovation fut importante. Elle eut lieu essentiellement de 1981 à 1982 mais se poursuivit les années suivantes. Elle a consisté en la réfection de l'étage, avec mise en place de 3 nouveaux pavillons modernes en replacement des anciens, démodés. Le style est technologique mais vieillira mal puisqu'une quatrième rénovation eut lieu en 2011, soit moins de 20 ans plus tard. C'est la dernière en date, c'est son résultat que l'on voit lorsqu'on monte sur le monument de nos jours. Les pavillons, toujours au nombre de 3, sont particulièrement modernes.


Suite de la visite :

. Description générale

. Rez-de-chaussée, le parvis

. Premier étage

. Deuxième étage

. Etage intermédiaire

. Troisième étage



Voir aussi :

. Récit d'une visite à la tour Eiffel

. Les différentes entreprises Eiffel


La tour Eiffel

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